Marche
Retraité contemplatif, je suis allé à pied de mon domicile de Taverny (Val d'Oise) à ma maison de campagne de Sainte Croix (Saône et Loire) en vingt étapes, à la moyenne de quatre kilomètres à l'heure, en m’arrêtant tous les soirs à l'hôtel. A 68 ans, j'ai abandonné l'idée de coucher sous la tente et surtout d'en supporter le poids sur le dos.
Certains traversent l'Atlantique à la rame, ou à la nage. D'autres, plus modestement, abandonnent leur automobile et marchent. Pourquoi ? Pèlerinage vers un lieu religieux ou personnel, affirmation du soi, pari, vœu formulé à l'occasion d'un événement familial malheureux, les raisons en sont variées si tant est qu'un tel acte soit raisonnable.
Il est certain qu'on profite mieux du paysage à pied qu'en auto ou même en vélo. Un marcheur peut faire du "sur place" pour le contempler, alors qu'il est de plus en plus difficile de s'arrêter on même de rouler lentement sur nos routes encombrées. Il faut être à pied pour voir les blés ondoyer sous le vent, entendre le bruit des ruisseaux et le chant des oiseaux, respirer l'odeur des fleurs champêtres, admirer un coquelicot.
Pourquoi raconter un événement
somme toute si minime ? Claude Henri Brémenson |
Le marcheur |